03.04.2006

Programme (3) : La prévention et la gestion des sources d'instabilité

Deux préalables indispensables :

1. la prévention et la gestion des sources d'instabilité politique et sociale

Certains observateurs seraient tentés de croire que la transition politique est achevée avec la fin du processus de réconciliation engagé dans le cadre de l'Accord de Fomboni en février 2001, avec la mise en place de la nouvelle Constitution, des institutions prévues, ainsi que des élections présidentielles et législatives. Cette thèse serait confortée si la deuxième vague d'élections devant se tenir à partir de cette année 2006, pouvait se dérouler en toute transparence.

Mais nous devons nous rendre à l'évidence que le pays continue à fonctionner sur des bases fragiles et que les sirènes du séparatisme seront toujours présentes tant que Mayotte n'aura pas réintégré l'ensemble comorien. Ce qui nous amène à affirmer que la transition politique n'est pas bien engagée et que des sources d'instabilité politique et sociale toujours présentes, feront l'objet de controverses permanentes pouvant miner la stabilité politique et institutionnelle, tant qu'une solution appropriée et durable ne serait pas trouvée. Il s'agit des problèmes visibles liés à la Défense, la Sécurité Intérieure, la fracture entre les responsables politiques et les acteurs sociaux, et l'identité non encore affirmée des jeunes.

L'Etat, ses agents et son armée nationale, ont du mal à affirmer leur présence à Ndzuani. Cette armée est conçue pour défendre les frontières nationales contre les agressions extérieures, mais nous devons nous interroger sur ses missions dans un petit pays insulaire avec des ressources budgétaires très limités. Dans le contexte politique actuel, il se dégage une confusion entre les missions réelles de l'armée et des forces de sécurité intérieure qui sont de la compétence des Iles, et qui sont chargées du maintien et du rétablissement de l’ordre public, de la protection et de la sécurité civile, de la police administrative et judiciaire. Une solution partielle est apportée par la création d'un Comité Technique de Sécurité intérieure et de Défense extérieure, composé de deux représentants nommés par le Président de l’Union et de trois représentants, nommés par les Présidents des îles, parmi les officiers. Mais cette solution n'est pas satisfaisante car elle porte en elle les germes d'un pouvoir politique et militaire quasi exclusif et autoproclamé par les Iles.

Dans le même temps, se creuse une sérieuse fracture entre les responsables politiques et le acteurs sociaux, dont l'un des signes visibles, concerne la répression des manifestations et des grèves, qui se solde presque toujours par de blessés graves ou des morts.

[...]

1.1. Une nation unifiée et réconciliée avec elle-même

·        L’unité nationale sera le point cardinal de toutes nos actions, aussi tout sera fait pour que le séparatisme ne soit plus une référence, ni dans les esprits ni dans les actes, sur une quelconque partie du territoire national. L’Etat central doit donc pouvoir gérer et administrer tous les biens et services qui appartiennent à la nation entière conformément à la Constitution.

·        Pour que la réconciliation soit possible, il est indispensable que chaque citoyen, où qu’il soit, ait le sentiment d’appartenir à une seule et même nation, ce qui suppose une prise de conscience et une promotion des valeurs culturelles communes

·        Il est nécessaire que le citoyen ait l’intime conviction que les richesses et les biens nationaux sont mieux gérés, mieux partagés et mieux répartis à travers le pays. Pour cela, il y a lieu de faciliter la circulation des biens et des personnes par une politique volontariste d’échanges entre les îles, en particulier des agents de l’Etat.

1.2. Le respect des institutions

·        La réconciliation passe aussi par le respect des institutions aussi bien par le Président de l’Union que par les exécutifs des îles. Leurs rôles doivent être complémentaires, dans l’intérêt supérieur de la nation. Il n’est pas normal que ces rapports soient en permanence conflictuels comme ils l’ont été ces dernières années.

·        Les îles autonomes ne forment pas des « Etats » à part, mais des régions administratives de l’Etat comorien, aussi faudra-t-il qu’elles s’organisent pour se gérer conformément aux attributions de la Loi fondamentale. L’Etat doit donc entrer en pourparlers avec les chefs des exécutifs des îles pour préciser le rôle de chacune des instances nationales au regard de la Constitution.

·        La constitution ne reconnaît pas de privilèges à une catégorie de citoyens comoriens sur une partie du territoire, aussi la notion de «citoyenneté de l’île» doit être abandonnée par tous, pour ne reconnaître qu’un seul type de citoyen.

1.3. Poursuivre la réflexion sur la réforme de l'armée et la mise en place des forces structurées et réparties sur l'ensemble du territoire pour assurer la sécurité intérieure

[...]

 

1.4. Créer les conditions d'un véritable dialogue démocratique entre l'Etat et les acteurs sociaux

[...]

1.5. Soutenir un développement significatif dans l'identité des jeunes

[...]


 
 

Commentaires

C'est dépuis quelque temps que j'adhère en toutes liberté et jouissance à l'idée de présenter et voter Chamanga. Plus qu'enviable et prometant le planning politique tracé vise à l'imminance les vrais objectifs à court terme dont on a beau fait preuve de négligence, il y a longtemps.
Ainsi, je me communie avec toutes et tous ceux qui, de près et de loin travaillent efficacement pour la victoire.
Vive l'unité des Comores.

Ecrit par : ABDOULATUF Bacar | 05.04.2006

je suis en egypte puis je voulais souligner que nos service c,est le developement de notre pay moi et mes amis nous soutenons et nous voulons les principes nationalisem,vous avaez pas montrer vos politiqies imterieur c.t. le philosophie que vous vous allez staabilliser dans notre pay on a beaucoup pay c,est le temp rechercher les persones nationalisem nos histoire ou est l comores donner nous plus de detaille pour que nous convecui les choses nous sommes avec vous mais avec attention dieu avec vous si vous vous etes comorienne si vous pitier notre pay

Ecrit par : hassani ismail mohamed | 06.04.2006

nous vous soutenons si sevrais vos programmes surtou la question de mayotte et nos politique interieur et exsterieur rcherche le comores dan l,histoire

Ecrit par : hassani ismail mohamed | 06.04.2006

la candidature de Chamanga est un engagement solennel et personnel autour de femmes et d'hommes désireux d'améliorer le quotidien de nos concitoyennes et concitoyens. Le pouvoir sera enfin utilisé comme un moyen de parvenir aux objectifs programmatoires et non une seule finalité égoisteou individualiste.
Chamanga nous ressemble ,Chamanga nous rassemble et Ensemble nous ferons des Comores le joyau de l'Océan indien

Ecrit par : said | 06.04.2006

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