03.04.2006
Programme (4) : Une diplomatie au service de l'indépendance
Deux préalables indispensables :
2. Une diplomatie au service de l'indépendance des Comores et une coopération pour le développement
La diplomatie comorienne n’a plus depuis quelques années d’objectifs précis. Nos représentations à l’étranger (à Paris, en Egypte, à l’ONU et à l’UNESCO) sont des coquilles vides. Rien n’est fait dans la promotion de notre pays ni dans la défense de nos intérêts, ni dans l’assistance de nos ressortissants à l’extérieur.
Pourtant, les frais et les dettes engagés pour maintenir ces représentations s’amoncellent. Pourtant, dans les dernières crises qu’a connu notre pays, la diplomatie comorienne a été très discrète, voire inexistante. Ces dernières années, l’Etat français a renforcé sa position sur l’île comorienne de Mayotte, et compte même en faire un Département d’Outre mer, en dépit des résolutions de l’ONU.
Il est nécessaire de procéder à une structuration de la diplomatie comorienne pour Recouvrer l’indépendance totale des Comores par un règlement juste et conforme à la loi internationale de la question de Mayotte, veiller à la défense des intérêts politiques de notre pays auprès de nos partenaires et des organisations internationales, renforcer et diversifier la coopération en recherchant des partenaires privés pour le développement socio-économique des Comores.
2.1. Réorganiser le Ministère des Relations Extérieures pour rendre plus efficace l’action diplomatique
[...]
2.2. Remettre la question de Mayotte au centre des préoccupations de l’Etat
· Les relations avec la France, notre principale partenaire diplomatique et économique, doivent être réévaluées dans le sens d’une plus grande indépendance politique. Cela implique une négociation tripartite en vue du règlement du contentieux sur l’île de Mayotte, conformément à notre constitution, et à l'esprit des résolutions des Nations Unies, de l'Union Africaine et de l'Organisation de la Conférence Islamique. Mayotte va devoir réintégrer l'ensemble comorien, dans le respect des résolutions prises sur « la question de l’île comorienne de Mayotte » de 1975 à 1995 demandant à la France de respecter l’intégrité de l’Etat comorien et de la Résolution 55/146 du 8 décembre 2000, prise par l'Assemblée Générale des Nations Unies et proclamant la période 2001-2010, Deuxième Décennie internationale de l'élimination du colonialisme.
· Des étapes et des échéances doivent être définies pour que les Mahorais et les Comoriens des autres îles puissent circuler librement dans l'ensemble du territoire, développer des échanges de toutes sortes, et se présenter dans les compétitions internes en tant qu'île. L’île de Mayotte ne peut participer en tant qu'entité à part, à des rendez-vous internationaux.
2.3. Mettre la diplomatie au service du développement et de la diversification de nos partenaires économiques[...]
23:10 Publié dans Le programme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Mayotte doit etre au coeur du débat et qui mieux que Chamanga dont on connait les luttes incessantes pour affronter notre meilleur ami ennemi.
Avec CHAMANGA il est clair que les Comoriens vont enfin pouvoir retrouver l'espoir. et les Comores leur dignite. Tous ensemble votons CHAMANGA pour offrir aux Comores une chance de changer et de faire bouger les choses
Ecrit par : karibangwe | 06.04.2006
Les commentaires sont fermés.