30.04.2006

Déclaration de Mohamed Ahmed-Chamanga

Cher(e)s compatriotes,

 

 

Le peuple comorien a voté, et malgré les nombreuses irrégularités, que nous avons pu nous-mêmes constater, la Cour constitutionnelle a publié les résultats définitifs du scrutin du premier tour de l’élection du Président de l’Union des Comores. Il appartient à chaque citoyen, surtout à ceux qui ont des hautes responsabilités, de se conformer aux décisions de cette Cour sans introduire des ambiguïtés qui risquent d’être lourdes de conséquences pour notre pays.

Ces résultats ne nous sont pas favorables, loin de là. Cela signifie d’abord qu’un candidat qui n’est pas ancré dans le pays, qui n’a pas de parti et qui ne dispose pas de suffisamment de moyens a très peu chance de faire une bonne campagne et d’être élu, quelles que soient les idées qu’il défend. Nous en prenons acte.

Pendant plusieurs mois, de nombreux amis ici aux Comores et en France ont longuement travaillé pour nous permettre d’avoir un programme et un minimum de moyens pour lutter dans cette campagne. Avec certains d’entre eux, nous avons arpenté des villages à la rencontre de nos concitoyens. Cela a été très instructif, mais insuffisant, et nous mesurons la déception des uns et des autres qui ont cru en notre candidature. C’est pourquoi, c’est d’abord à eux que nous voulons adresser nos plus vifs remerciements en les appelant dans les mois à venir à approfondir notre travail.

Que tous les Comoriens qui nous ont apporté leurs suffrages reçoivent également toute notre reconnaissance.

Parmi les trois candidats qui restent en lice, M. Ahmed Abdallah Sambi est celui qui paraît avoir le plus de volonté et de capacité à réunir le plus grand nombre de Comoriens pour sortir le pays du marasme économique et politique.

Pendant la campagne, nous avons souvent développé les mêmes thèmes (sur l’éducation, la justice et le développement) dans les villages. Avant même le premier tour ses partisans ont contacté mon équipe en France pour que nous puissions nous retrouver au deuxième tour. C’est dans ces conditions que nous l’avons rencontré le 22 avril à Mutsamudu, et que nous avons pu discuter avec une grande franchise.

Après en avoir référé à mon équipe de campagne, et en avoir discuté avec les deux Vice-Présidents et nos partenaires du Congrès National pour l’alternance (CNA), nous avons décidé d’apporter notre soutien à M. Ahmed Abdallah Sambi, et appeler les Comoriens à voter pour le changement et l’espoir en lui apportant leurs voix.

 

 

Ouani, le 27 avril 2006

Mohamed Ahmed-Chamanga

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