10.04.2006
Arrivée de Chamanga à Ouani

Chamanga avait passé plusieurs séjours dans sa ville natale sans annoncer officiellement sa candidature. Il revenait régulièrement à Moroni pour consulter ses partisans dans la capitale. Après deux réunions à Moroni (l'une avec la communauté ouanienne et l'autre avec des cadres nationaux) et après avoir honoré l'invitation d'un ami au cours d'un madjliss vendredi à Mbeni, le samedi 5 février 2006, il arrivait à Ouani pour annoncer officiellement sa candidature aux élections présidentielles.
Sous un soleil de plomb de nombreux partisans l'attendaient. L'accueil fut enthousiaste et chaleureux. Des groupes de femmes jouaient le tari et le mbiu. Les voitures étaient remplies de gens venus d'Ouani et des délégations de Domoni, Mutsamudu et Koni.
Au bout d'un instant toutes les voitures quittèrent l'aéroport, firent le tour de Ouani et de Mutsamudu en passant par Mirontsy (ville de l'écrivain Saindoune Ben Ali).
Le cortège a terminé sa course dans la ville natale de Chamanga où une prière (shidjabu, avec lecture de la sourate Ya Sin) fut lue dans sa maison. Les choses sérieuses allaient commencer le jour suivant.


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03.04.2006
Logo et Affiche
Voici le logo et l'affiche officielle qui ont été élaborés par les Comités de campagne :
Le logo choisi et qui est sur les affiches représente la lune (croissant), symbole des Comores (Al-kamar) avec une famille (le père habillé en kandu, un garçon, une fille et la mère) qui se tient par la main et qui est encerclée par un autre symbole des Comores depuis l'autonomie interne : les quatre étoiles représentant les quatre îles de l'archipel (Ngazidja, Ndzuani, Maore, Mwali).
L'affiche officielle, en plus de la photo du candidat porte tout en haut les 4 mots clefs choisis par les Comités de campagne : Umoja (Unité) - Haki (Justice) - Hazi (Travail) - Mwendeleo (Devéloppement).
Les deux Vice-Présidents (Saïd Ahmed Saïd Toihir, Ngazidja et Mme Anrafatilhair Allaoui Halidi) sont indiqués en bas à droite, juste en dessous du nom du candidat qui barre l'affiche verticalement.
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02.04.2006
La candidature Chamanga
La candidature Chamanga
pour rendre leur fierté et leur dignité aux Comores
« Quand est-ce que les Comoriens prendront-ils conscience que tout bien public est un bien collectif dont nul ne doit se servir à des fins personnelles ? Quand accepteront-ils que les agents véreux soient sévèrement punis (…) Le mérite de la fronde anjouanaise est peut-être de permettre enfin un débat de fond sur le fonctionnement de l’Etat. Il est temps que les responsables politiques du pays sachent qu’on ne peut plus continuer comme si de rien n’était. C’est dans cette optique que les Anjounais devraient réorienter leurs revendications »
Ces quelques phrases ont été rédigées en août 1997 et publiées par Al-Watwan le 29 août 1997. L’auteur est un des rares intellectuels comoriens d’origine anjouanaise qui a osé alors prendre la parole et dénoncer la dérive qui a amené une partie de la nation comorienne à la folie séparatiste.
Le paradoxe est que ces mots pourraient être appliquées à la situation d’aujourd’hui. Six ans après la poignée de mains entre les colonels Azali et Abeid qui a permis aux milices de continuer leurs sombres œuvres à Anjouan. Quatre ans après la mise en place de la nouvelle constitution, l’unité du pays n’est pas réalisée et les pratiques de l’ancien régime se perpétuent.
Après avoir exercé le pouvoir d’un chef d’Etat «légalement » élu depuis 2002, le Président Azali a reconnu récemment que les prérogatives de l’Etat comorien ne s’appliquent toujours pas à Anjouan.
Dans la perspective des prochaines élections présidentielles, cette situation inquiète nos compatriotes des autres îles qui se demandent comment un Président anjouanais peut présider aux destinées du pays alors que la loi de l’Union ne s’applique pas dans cette île. Ils craignent en outre que soit élu un homme qui chercherait à imposer les idées séparatistes à la tête de l’Etat, ou un homme dont on douterait du patriotisme et de l’honnêteté.
Ce sont des inquiétudes partagées par une grande majorité des enfants d’Anjouan, fatigués par l’aventurisme et les manoeuvres qui nous ont divisés mais qui ne leur ont pas apporté les richesses promises par les marchands de sable. En effet, dans cette île où la vie politique semble figée, le sort du plus grand nombre ne s’est guère amélioré depuis 1997.
L’unité de la nation comorienne est aussi menacée par l’éloignement de l’île de Mayotte qui a été opéré depuis 1997, alors que les Comoriens étaient occupés à éteindre le feu à Anjouan. Cet éloignement a été favorisé ces derniers mois par le Président Azali et par son ministre des Affaires étrangères qui ont insidieusement renoncé, au nom des Comoriens, mais sans les consulter, à la souveraineté de l’Etat comorien sur Mayotte, allant jusqu’à parapher un document (issu des Accords mixtes franco-comoriens) qui reconnaissait l’existence d’une frontière entre Mayotte et ses trois îles sœurs. Pire certains de nos frères installés dans cette île sont pourchassés et renvoyés dans les autres îles, tandis que d’autres y vivent la peur au ventre. Nos autorités n’émettent quasiment pas de protestation, se résignent face au fait accompli et demandent l’aide internationale et régionale pour accueillir ceux qu’ils considèrent comme des réfugiés chassés d’un pays étranger.
Dans cette situation, la priorité est, évidemment, à la stabilité et à une véritable réunification du pays. L’homme qui doit gouverner au destin de notre pays doit nécessairement être un rassembleur. Les Comoriens peuvent se tourner vers un homme qui n’a jamais été complaisant face à ceux qui cherchent à nous diviser, un patriote qui est fier de son pays.
Cet homme, c’est Mohamed Ahmed-Chamanga. Nous connaissons ses réticences puisqu’il a refusé les postes offerts dans les gouvernements de feu Mohamed Taki et du Président Azali Assoumani. Pourtant, il est temps que chacun des enfants de ce pays prenne ses responsabilités pour faire avancer les Comores. On ne peut se contenter des analyses, certes nécessaires, ou des perpétuelles jérémiades.
C’est pourquoi nous faisons cet appel aux patriotes des Comores à se rassembler autour de Mohamed Ahmed-Chamanga, afin de faire avancer les idées que nous défendons depuis plus de trente ans.
La rédaction du journal L’Archipel ne se trompait pas lorsqu’elle le désignait comme l’homme de l’année 1997, car en cette « année de la division nationale », il s’était levé pour réaffirmer les vertus de l’unité face à l’adversité. La rédaction écrivait alors : « Son courage face à la crise séparatiste anjouanaise n’honore pas seulement Anjouan dont il est originaire, mais surtout les Comores dont il reste l’un des symboles de la fierté et de la dignité ».
Signataires :
Abdallah Abdou, statisticien-économiste, Consultant, Bordeaux/ Abderemane Wadjih, anthropologue, Sarcelles/ Oissila Abdullah-Bosvy, Secrétaire de Mairie, Auxerre/ Aboudou Ismael, Paris/ Aboudou Rahime, Historien, Ouani/ Ahamada Goda Aly, Médecin, Directeur Général de la Santé, Moroni/ Omar Ahamada, Assistant Achat Mobilier, Champigny-sur-marne/ Ahamed Mohamed Rahamata, Agent de collectivité, Garges-les-Gonesse/ Ahmad Mouhidine, médecin, Bamako, Mali/ Ahmed Abdou Abrar, Directeur Général de Sup’Management, Moroni/ Ahmed Daniel Cafe, enseignant, Meaux/ Ahmed Mohamed Ahmed, Enseignant-historien, Hasseindjé (Washili)/ Halidi Allaoui, Juriste, Saint-Gratien/ Toiher-Eddine Antoy-Ellah, Enseignant, Domoni/ Ali Assoumani, Etudiant, Sarcelles/ Assoumani Faouza, Conseillère clientèle, Cergy/ Ahmed Ben-Ali, Avocat, Créteil/ Fahmi Boina, Commercial, Cork, Irlande/ Abderemane Boina Boina, Conseiller financier, Le Mée-sur-Seine/ Bruno Bosvy, Enseignant, Auxerre/ Ahmed Bounoul, Agent de maîtrise, Bussy-Saint-Georges/ Françoise Coppens, Chercheur au CNRS, Paris/ Djabar Tarmidhi, Professeur à l'Université des Comores, Fomboni (Mwali)/ Thouébat Djoumbé, étudiante, Fontainebleau/ Sylvain Gourvil, Informaticien, Paris/ Haribou Saïd Attoumane, Enseignant, Hoani (Mwali)/ Sitti Haybat binti Hassane, Chargé du Commerce International-Ministère de l'Economie (Ngazidja), Batsa (Itsandra)/ Salim Hatubou, Ecrivain, Marseille/ Ibrahim Ahamada Mohamed, Gestionnaire, Stagiaire FADC, Kwambani (Washili)/ Mohamed Ibrahim, enseignant, Guyane/ Mahmoud Ibrahime, enseignant, Savigny-le-Temple/ Farah Ibrahime, Savigny-le-Temple/ Saïd Ibrahime, Electrotechnicien, Asnières/ Issa Dimanche, Technicien assurance, Draveil/ Kamardine Mohamed, Maître de conférences, Rennes/ M'foungoulie Hassane, Employé au Ministère des Transports (Ngazidja), M'Bashile (Bambao)/ Djamaliddine Mahamoud, Agent de la Mairie de Paris, Combs-la-ville/ Mahamoud Ibrahim, Huissier de Justice, Foumbouni/ Nakidine Mattoir, historien-enseignant, Anthony/ Nourdine Mbamadine, Gestionnaire, Chef Service de Documentation de l'Education (Ngazidja), Hasseindjé (Washili)/ Mbelizi Saïd, cuisinier, Combs-la-ville/ Saïd Ahamada Mboussouri, Economiste, Marseille/ M'foha Attouiya, sans emploi, Douniani (Mbude)/ Miftahouddine Ahmed, médecin, Rouen/ Eric Milan, Support Technique Informatique, L’Ile-Saint-Denis/ Abdallah Mirghane, transporteur, Nanterre/ Mirghane Mze Hamadi, Pharmacologue, Chef des Pharmacies et Laboratoires (Ngazidja), Mitsamihuli/ Mmadi Ali, notable, Grigny/ Saïd Hassane Mohamed Maoulana, Informaticien, Gérant Cybercafé, Kwambani (Washili)/ Mouslouhouddine Mohamed, Enseignant, Rouen/ Mohamed Abdou Mhadjou, Directeur Général de l'Intérieur (Ngazidja), Ouellah (Mitsamihuli)/ Mohamed Ali Asna, Conseillère clientèle, Draveil/ Mohamed Soyir Atoufiya, chimiste, Combs-la-ville/ Mohamed Soyir Kassim (Badjrafele), linguiste, Combs-la-ville/ Moussa Ali Djoueria, Agent de cantine, Sarcelles/ Moussa Ali Ahamada, sans activité, Sarcelles/ Djunaïd Nabhane, étudiant, Paris/ Mohamed Nabhane, enseignant, Paris/ Nelly Nabhane, enseignant, Paris/ Nawal, chanteuse, Paris/ Laïlat Nivert, Assistante juridique, Sarcelles/ Rachidi Ali, Directeur de l'Administration des Entreprises, Simboussa (Mbude)/ Rafion Fatima, sans emploi, Sarcelles/ Djoumoi Saïd Abdallah, DAF, Ministère du Tourisme (Ngazidja), Dembéni (Mbadjini)/ Moussa Saïd Ahmed, Enseignant, Moroni/ Saïd Chaihane Saïd Mohamed, Informaticien-commercial, Foubouni/ Sitti Saïd Hassane Saïd Hachim, Sage-femme, Directrice Générale Promotion de la Femme, Foumbouni/ Moncef Saïd Ibrahim, Juriste, Saint-Ouen/ Saïd Maoulana Mohamed, Naturaliste, Coordinateur de la Cellule Communication (Présidence de Ngazidja), Hasseindjé (Washili)/ Saïd Mohamed Saïd Tourqui, Juriste, Marseille/ Saïd Omar Saïd Djanfar, Comptable Impôts (Ngazidja), Douniani (Mbude)/ Ali Saïdi, Commercial, Marseille/ Ben-Amir Sandi, Ingénieur informatique, enseignant, Marseille/ Amir Salim, Formateur linguistique, Marseille/ Salim Mohamed, Technicien supérieur Informatique, Hetsa (Hambou)/ Silahi Anrafati, Villiers-le-Bel/ Soeuf El Badawi, acteur culturel, Moroni/ Soilih Mohamed Soilih, Secrétaire Général (Présidence Ngazidja)/ Saïd Soilih, docteur en Lettres, Marseille/ Ali Mohamed Toibibou, Doctorant en Histoire, Vitry-sur-seine/ Ali Y. Alwahti, Consultant, Maputo, Mozambique/ Youssouf Abdou Ali, Surveillant Autorité portuaire Moroni, Douniani (Mbude), Youssouf Yahaya, Fiscaliste, Directeur Général des Impôts (Ngazidja), Djongoé (Mbude)/
Pour signer cet appel, envoyez-nous un petit mot : chamanga2006@yahoo.fr
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