10.04.2006

Programme (9) : Quatre conditions

7. La Culture et le Sport: facteurs de développement et socles de l’unité nationale

Depuis toujours, la Culture et le Sport ont toujours été le parent pauvre de notre pays. Les régimes successifs n’y ont jamais attaché une réelle importance, or force est de constater que là où les politiques échouent sur le plan de l’unité nationale, la Culture et le Sport ont toujours réussi à surmonter les questions de séparatisme et à réunir tous les enfants de nos quatre îles.

Contrairement à une idée reçue, la Culture n’est pas un privilège ou un caprice pour les pays économiquement développés. Elle est le fondement de toute société, car elle constitue l’identité de tout un peuple. Il est vrai que les raisons avancées du séparatisme sont économiques. Cela est indéniable. Mais elles sont surtout d’ordre identitaires. Il est donc impératif que notre pays reparte à la conquête de sa propre Culture pour en faire une rampe contre toute tentative de balkanisation, pour que tout un chacun sache qui il est afin d’éviter toute manipulation.

Les Comores étant un archipel très riche culturellement, il est possible d’en faire une réelle «République des Cultures» reconnue sur le plan international. Ainsi, plusieurs actions doivent être mises en place assez rapidement. Pour mener à bien ces missions, il sera judicieux de créer un véritable Ministère de la Culture qui travaillera en étroite collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale, puisque l’école doit rester un canal privilégié pour la transmission de notre Mémoire et de notre Identité. Certes, il faut un minimum d’autofinancement, mais avec des projets ambitieux, il est possible de dégager les financements nécessaires. Une telle politique culturelle ne peut connaître de succès que si les pouvoirs publics implique et sensibilise les artistes, la population et les promoteurs culturels dans les actions prévues. Dans ce domaine, notre pays doit faire preuve d’une réelle ambition, à la hauteur de sa Culture qui est, quoi qu’en pensent certains détracteurs, l’une des plus riches au monde.

7.1. Mettre en œuvre des projets ambitieux pour promouvoir la culture en tant que socle de l'unité nationale, et pour faire de l'Archipel des Comores, une réelle "République des Cultures" reconnue sur le plan international

·        Réfléchir sur une meilleure transmission: (i) Construire des Maisons de la Culture dites Nyumba za Utamaduni destinées aux enfants et aux jeunes afin d’ancrer la Culture dans les esprits dès la plus tendre enfance; (ii) Mettre au programme, dès l’école primaire, l’enseignement de notre Histoire, de notre musique, de nos danses, de notre littérature; (iii) Promouvoir les échanges culturels inter-îles en organisant des séjours culturels à l’intérieur de l’archipel; (iv) Baptiser les places, les rues, les écoles… avec les noms de ceux qui ont fait l’Histoire de notre pays, de nos héros (Masimu, Mtsala, Patiara, Msafumu…), cela renforcera la notion de patriotisme; (v) Encourager les télévisions et radio existantes à mettre des programmes axés sur la culture comorienne; (vi) Sauvegarder le patrimoine oral en allant dans les villages pour recueillir chants, contes, proverbes.

·        Rendre la culture accessible à tous les comoriens: (i) Détaxer les objets culturels qui permettront à chacun de s’acheter un livre ou un CD (en signant par exemple les Accords de Florence); (ii) Envisager la construction des salles polyvalentes qui serviraient à la fois de Cinéma, de Théâtre et de salles de concerts dans les quartiers et villages; (iii) Mettre en place un véritable Musée National et encourager la naissance de Galeries d’Art pour rendre visible le travail de nos artistes; (iv) Réhabiliter le CNDRS et lui faire jouer pleinement son rôle; (v) Doter le pays d’une Bibliothèque Nationale, de bibliothèques régionales et mettre en place un système de bibliothèques ambulantes qui sillonneront les zones rurales; (vi) Encourager la création et le développement d’un Cinéma comorien.

·        Donner à notre culture sa place dans l'Océan Indien et sur le plan international: (i) Doter chacune des nos ambassades d’un réel service culturel; (ii) Encourager l’organisation des festivals (de musique, de contes, de films…) en invitant des artistes étrangers qui seraient alors les vecteurs de notre culture ailleurs; (iii) Encourager des résidences d’artistes dans notre pays; (iv) Faire de nos artistes et écrivains les ambassadeurs de notre culture en leur permettant de participer aux manifestations internationales (salon du livre, expos, festivals…); (v) Création d’un orchestre national et d’une troupe de danse qui seront la vitrine de notre culture.

·        Placer la culture comme moyen de développement économique: (i) Réhabiliter et promouvoir les sites historiques; (ii) Encourager le développer l’artisanat traditionnel; (iii) Encourager nos artistes vivant à l’étranger à mener leur travail aux Comores (tournage de clips ou de films, défilés, expositions…); (iv) Inciter les artistes étrangers à découvrir les Comores et à y travailler.

·        Faire de l'artiste un réel acteur de a vie socio-économique: (i) Mettre en place un cadre juridique permettant de protéger l’artiste et son œuvre (copyright et propriété intellectuelle); (ii) Faciliter la création de nos artistes par des aides (pas forcément financières); (iii) Mener une campagne de sensibilisation sur la protection des œuvres culturelles.

7.2. Réhabiliter le sport

·        Encourager le sport en général

·        Créer des structures pour accueillir les activités sportives

·        Favoriser la culture professionnelle du sport comorien
·        Réconcilier l'étude et le sport par la création de compétition inter-écoles.

Une élection test (Jeune-Afrique)

COMORES - 2 avril 2006 - par JEAN-DOMINIQUE GESLIN ET MOHAMED INOUSSA

Quatorze candidats sont en course pour la succession, le 16 avril prochain, du président Azali Assoumani, qui ne se représente pas.

Cette fois, ça passe ou ça casse. Le premier tour de l’élection présidentielle comorienne qui doit se tenir le 16 avril prochain fait figure de test. De son bon déroulement dépend l’avenir des nouvelles institutions adoptées par référendum le 23 décembre 2001. Selon la Loi fondamentale, la présidence de l’Union doit obéir à une rotation entre les trois îles. Le colonel Azali Assoumani, originaire de celle de Grande-Comore et élu en avril 2002 à la tête du pays, cédera donc son fauteuil à une personnalité d’Anjouan. Une primaire sera organisée dans l’île pour départager les postulants. Les trois premiers se présenteront ensuite devant l’ensemble du corps électoral de l’archipel, qui élira ainsi son nouveau chef de l’État. Une perspective qui suscite la défiance de certains, notamment en Grande-Comore, où l’on craint que le destin du pays ne soit remis entre les mains d’une personnalité issue d’une île longtemps suspectée de velléités séparatistes.

Pas moins de quatorze candidats sont en lice pour la primaire : des personnalités de second rang, une brochette de cadres de l’administration nationale, mais aussi des noms familiers du microcosme politique comorien. Reste à savoir lesquels d’entre eux sont susceptibles de se qualifier pour la finale. Parmi les poids lourds, on peut d’ores et déjà citer Ibrahim Halidi, ancien Premier ministre sous le régime de Mohamed Said Djohar, qui portera les couleurs de la Convention pour le renouveau des Comores (CRC, au pouvoir). L’homme a l’avantage d’être issu de Nyumakélé, la région la plus peuplée de l’île, qui se sent aujourd’hui en marge de la gestion du pouvoir local. En outre, il conserve une image d’antiséparatiste.

Le parti du chef de l’État sortant a dû finalement lui accorder son soutien dans la mesure où celui qu’on a présenté comme son candidat naturel, le vice-président sortant (démissionnaire depuis le 27 février dernier), Mohamed Caabi Elyachroutu, a choisi de faire cavalier seul. Originaire d’Anjouan, ce dernier n’a jamais caché ses divergences de vue avec le chef de l’État et aurait refusé d’endosser la casaque de la CRC, de peur de devoir assumer le bilan du gouvernement. Il est vrai qu’il s’est opposé à certains choix de l’équipe d’Azali, notamment celui de procéder à la hausse des prix des produits pétroliers en septembre 2005. Sa défection a été perçue comme un coup de poignard dans le dos par la mouvance présidentielle, qui ne désespère pas cependant d’être représentée au second tour.

 

Autre candidat auquel les pronostics accordent de bonnes chances de figurer dans le trio de tête des primaires, le leader religieux Ahmed Abdallah Sambi, surnommé l’« Ayatollah ». Cet homme d’affaires au verbe haut, formé en Iran et amateur de basket-ball, n’a pas attendu 2006 pour entrer en campagne. Depuis trois ans, il rêve de briguer la présidence de l’Union des Comores et ne s’est jamais privé de critiquer publiquement les régimes précédents. À la radio, les prêches de cet excellent tribun battent des records d’audience et tranchent avec les discours religieux traditionnels. On le décrit souvent comme un intégriste, mais lui s’en défend. « Tous ceux qui me connaissent vous le diront : je ne suis pas un fanatique. Et je n’admets pas la violence », a-t-il déclaré à l’hebdomadaire comorien Al-Watwan. En revanche, Sambi ne se prive pas de recourir à une certaine dose de démagogie. Il promet notamment à ses compatriotes de faire disparaître l’habitat précaire de l’archipel. Un discours qui trouve un large écho au sein des couches les plus défavorisées de la population. S’il a des chances d’être sélectionné le 16 avril à Anjouan, en revanche, sur les autres îles, on ne lui a jamais pardonné sa collaboration, quoique éphémère, avec le mouvement séparatiste.

Derrière ces trois grosses pointures, d’autres concurrents font également parler d’eux. C’est le cas de Nassuf Ahmed Abdallah, fils de l’ex-chef de l’État Ahmed Abdallah et conseiller du président Azali. Mais aussi d’Abdourahmane Mohamed Ben Ali (41 ans), secrétaire général de la Société comorienne d’eau et d’électricité (Ma-Mwé), et du linguiste Mohamed Ahmed Chamanga. Parfaitement inconnus sur la scène politique, ces deux derniers ont décidé de se jeter dans la mêlée et de donner du punch à cette présidentielle. L’un et l’autre entendent tenir un discours neuf à la population. Mais Ben Ali part avec un léger handicap : il n’est anjouanais que de père et parle assez médiocrement le dialecte de l’île. Chamanga, en revanche, peut se prévaloir d’un engagement très ferme contre le séparatisme au plus fort de la crise. Mais au-delà des sentiments unionistes des uns et des autres, un élément semble devoir faire la différence : le soutien de l’actuel président de l’île autonome d’Anjouan, Mohamed Bacar. Le candidat qui en bénéficiera disposera d’un avantage certain sur ses concurrents.

Sur le terrain, la campagne bat son plein, et les autorités préparent les échéances avec le concours de la communauté internationale. Alors qu’en novembre 2005 le président Azali avait fait part de son incapacité d’organiser, dans des conditions libres et démocratiques, une élection sur Anjouan, il semble aujourd’hui être parvenu à faire entendre son appel aux partenaires du pays. Depuis le 22 mars, 462 observateurs militaires (en majorité sud-africains) sont déployés dans l’archipel sous l’égide de l’Union africaine avec pour mission de sécuriser les élections. Ils assureront également la logistique du scrutin et resteront présents sur l’ensemble du territoire jusqu’à l’investiture du futur président de l’Union, le 29 juin au plus tard.

Jean-Dominique Geslin et Mohamed Inoussa

Jeune-Afrique n°2360, 03/04/06

09.04.2006

Programme (8) : Quatre priorités

6. Mettre en œuvre des politiques multisectorielles pour développer le capital humain: Education, Citoyenneté, Santé, Démographie et Emploi

Le facteur démographique explique la montée régulière de cette pauvreté déjà massive; toutes les études montrent que les familles nombreuses sont plus exposées à la pauvreté. Quelle est la politique menée depuis l'indépendance pour infléchir la croissance démographique (2,7 % par an, soit un doublement de la population tous les 23 ans, avec une taille moyenne de 6 enfants par ménage) ? Quelles sont les solutions durables apportées aux jeunes de moins de 20 ans qui représentent presque invariablement 57% de la population, une structure qui pose de toute évidence, d’énormes défis au pays, surtout en matière d’éducation, de santé, de nutrition, d’emploi, de culture et loisirs ? Les comoriens doivent se rendrent à l'évidence qu'en plus de la mise en œuvre de programmes sectoriels inefficaces, la croissance démographique reste le premier déclencheur de la dégradation des conditions de vie des ménages et des potentialités, observée depuis le début des années 1990.

Notre système éducatif accuse un retard. Le résultat actuel en terme de taux brut de scolarisation tous niveaux confondus n'est que de 45 %, avec une qualité moindre d'un enseignement général très peu orienté vers le marché du travail. Même l'enseignement primaire qui est un droit fondamental, est dispensé avec des capacités d'accueil limitées en dépit de la double vacation institutionnalisée dans le pays, et une qualité faible de l'environnement scolaire (les établissements scolaires, les matériaux didactiques et les programmes d'instruction). Cette faible performance du secteur éducatif est partiellement corrigée par l'émergence d'écoles privées qui ne sont accessibles que par une partie de la population moins pauvre. Dans le même temps, l'offre insuffisante d'établissements de formation technique et professionnelle vient aggraver l'inadéquation entre l'offre et la demande de main d'œuvre qualifiée sur le marché du travail. Ce retard du système éducatif est aussi démontré par l'absence de progrès significatif en matière d'alphabétisation des adultes (15-24 ans), qui s'élève à 57 % en 1990 contre 59 % en 2004. L'exemple réussi des pays insulaires tels que Maurice, est que tous les efforts réalisés en matière de qualité du système éducatif, se sont traduits en termes de progrès économique et social. Mais pour le cas des Comores, on observe deux tendances contradictoires conséquences directes du retard de notre système éducatif et de la configuration économique duale -agriculture de subsistance et commerce-. L'accès à un niveau d’instruction primaire a le plus grand effet positif en termes de réduction de la pauvreté durable, mais dans le même temps, l’accroissement du niveau d’instruction (secondaire et supérieur) d'un individu est un facteur d’augmentation de la pauvreté transitoire, ce qui veut dire en d'autres termes, que le système éducatif produirait des chômeurs.
En matière de santé, notre pays a suivi l'exemple des autres pays sous-développés, en élaborant un Plan de Développement Sanitaire, Perspectives an 2010. A mi-parcours de ce plan, on observe une stagnation des progrès sanitaires. Pus grave encore, les progrès réalisés aux Comores sont précaires, au regard des résultats obtenus durant les vingt cinq dernières années. Les structures sanitaires sont mal équipées et des défaillances graves sont relevées au niveau de l'accueil et des qualités des soins qui sont par ailleurs devenus payants; ce qui exclut de facto plus de la moitié de la population comorienne en raison d'une pauvreté extrême. Cette stagnation d'une situation sanitaire précaire s'observe particulièrement en matière de santé de l'enfant: le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (120 pour 1000 naissances vivantes en 1990 contre 73 en 2003), s'accompagne d'un retard de croissance de 42 % pour la même tranche d'âge.
En matière d'eau potable, la réalité n'est guère meilleure et se traduit par un accès très limité. Toutefois cette réalité est sujette à une confusion très grave de conséquences en terme de priorités de développement, un déni de la réalité de l'accès à l'eau potable, source de vie et de bonne santé. Plusieurs rapports publiés sur le plan international, indiquent que les Comores ont atteint l'objectif d'accès universel à l'eau potable avec un taux estimé à 96 % en 2004 contre 88 % en 1990. D'autres rapports et analyses indiquent à l'inverse que ces chiffrent sont sensiblement égaux au taux de la population privée d'accès à l'eau potable. Ce qui est en cause, c'est la qualité, la régularité, la distance la plus proche par rapport au point d'eau et le faible stock d'eau disponible: à Ngazidja, près de 75 % des ménages utilisent les citernes traditionnelles recueillant l'eau de pluie qu'on peut  difficilement considérer comme salubre; à Ndzuani et Mwali, le stock d'eau s'est amenuisée, conséquence d'un déboisement incontrôlé, sans compter que les adductions d'eau sont vétustes et sources de fuites d'eau très importantes.

Le chômage et le sous-emploi constituent un des principaux déterminants de la pauvreté. Le chômage estimé à environ 14 %, concerne surtout les jeunes âgés de moins de 25 ans (18 % des jeunes hommes et 20 % des jeunes femmes) et parmi eux, un chômeur sur trois a atteint le premier cycle du secondaire. Ces chiffres inquiétants semblent en plus être sous-estimés et incluraient les sous-emplois et les emplois précaires, quand on sait que l'agriculture, l'élevage et la pêche dominent toujours l'emploi avec 70 % de la population active. Il enfin noter l'arrivée chaque année de 10000 à 15000 nouveaux arrivants sur le marché du travail, et qui ne peuvent pas être absorbés par les structures économiques actuelles et/ou par la fonction publique, qu'elle soit nationale ou régionale.

La croissance démographique rapide et non maîtrisée, la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, les politiques publiques inefficaces dans le développement du capital humain et les crises politiques et institutionnelles à répétition, ont engendré une identité négative des comoriens et des jeunes en particulier. L'identité de citoyenneté comorienne, qui implique l'appartenance à un Etat-nation, est particulièrement mise à mal par ce sentiment réel de dépossession de droits élémentaires tels que l'éducation, la santé et la sécurité, par les opportunités manquées en termes d'emploi et d'amélioration du niveau de vie, et par l'absence de réelles perspectives d'avenir. Dans ces conditions initiales, il est très difficile de mettre en place une politique vigoureuse de citoyenneté comorienne si en plus, les obligations du citoyen (impôts, respect de l'autre, absence de malversations, de corruption et de crimes …) ne sont que partiellement respectées en premier lieu par les responsables politiques.

Nous devons cibler notre politique sur les jeunes, qui sont le présent et l'avenir du pays, en capitalisant les synergies -apprendre, rester en bonne santé, travailler, fonder une famille, et exercer pleinement la citoyenneté comorienne-, qui impliquent des politiques multisectorielles, avec des effets positifs à moyen et long terme, sur la maîtrise de la croissance démographique, des meilleures conditions nutritionnelles et de santé, et sur la croissance économique.

6.1. Une éducation citoyenne, un enseignement de qualité qui vise à former un citoyen capable de s'insérer dans la vie active et de participer à la construction d'une société démocratique

·        Lutter contre l'échec scolaire

·        Promouvoir un enseignement primaire et secondaire de qualité, notamment en mettant l'accent sur la modernisation et l'actualisation des programmes d'éducation incluant la citoyenneté, la nutrition, la santé de la reproduction et la planification familiale
·        Redynamiser la formation technique et professionnelle en vue d'élargir les opportunités du marché du travail pour les jeunes
·        Créer un véritable statut pour les étudiants et les enseignants du supérieur
6.2. Améliorer l'état de santé de la population et réduire les comportements à risque en termes de santé

·        En collaboration avec les communautés, mettre aux normes en équipement et personnel, l'ensemble des structures de santé de base, et faciliter l'accessibilité des populations pauvres aux soins de santé

·        Restructurer les systèmes de santé de manière à mettre la priorité sur les besoins de santé des jeunes et l'information indispensable pour éviter les comportements à risque pour la santé: Maladies sexuellement transmissibles, VIH/SIDA, Drogue, Alcool, Tabac, mauvaise Nutrition

·        Evaluer régulièrement la qualité et la régularité de l'eau potable, et mettre en œuvre des programmes visant l'amélioration des conditions d'accès dans les zones insuffisamment couvertes

·        Soutenir les collectivités locales, dans l'organisation et la mise en place d'infrastructures de gestion des déchets et d’assainissement, qui posent de sérieux problèmes de santé publique

·        Systématiser l'éducation nutritionnelle des parents dans les centres de santé de base

6.3. Lutter contre le chômage des jeunes

·        Réduire la longueur de la transition entre l'école et le travail, à travers une politique de mise en place de l’apprentissage auprès des professionnels, des entreprises et de l'administration publique

·        Définir et mettre en œuvre des instruments plus efficaces d’incitation à l’investissement privé de la part d’acteurs internes et externes
·        Dynamiser et restructurer les secteurs du tourisme et l’artisanat qui peuvent accueillir la jeunesse de notre pays
·        Encourager les initiatives individuelles en favorisant et en encourageant les entreprises ou micro-entreprises, et en rendant plus accessibles les micro-crédits
·        Mettre sur pied des programmes de marché du travail actif, incluant les travaux d'utilité publique et la formation sur le tas